Chapitre I – Leroux, illustrateur-

Histoire de ma Vie, 1932

Histoire de ma Vie, 1932

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Auguste LEROUX  nació en París en 1871 y tuvo una muy larga y exitosa carrera artística como pintor y dibujante ilustrador. En 1906 ingresó en la Ecole nationale Supérieure des Beaux-Arts de París como profesor, profesión que tampoco abandonaría hasta su muerte en 1954. Destacó en diversos géneros, como retratista, temas religiosos e históricos, París en la belle époque, desnudos. Pero aquí nos interesa su obra como ilustrador de libros.Todos ellos muy buscados por los bibliófilos.

Vivió por su arte y por su familia. Sus tres hijos acabaron siendo también reputados artistas. A pesar de que se le concedió el título de  Chevalier de la Légion d’Honneur, nunca buscó honores ni reconocimientos. Por eso, este granito de arena va para él.

Libros que Leroux ilustró:

Honoré de Balzac, Eugénie Grandet; Ferroud, 1911

Charles Baudelaire, Oeuvres Illustrées; Javal & Bourdeaux, 1933

Jean Brumières, La Maison Hanser; Javal & Bourdeaux, 1927

Casanova de Seingalt,  Histoire de ma vie; Javal & Bourdeaux, 1932

Félicien Sampsaur, L’orgie latine; Fasquelle, 1903

Jules Claretie, Salut à Cornelle; Pelletan, 19??

Ib., La maison de Victor Hugo; Pelletan, 1904

Alphonse Daudet, Sapho, Moeurs Parisiennes; Ferroud, 1925

Gustave Flaubert,  Un coeur simple; Ferroud, 1913

Ib.,  Bouvard et Pécuchet; Ferroud, 1928

 Anatole France, La Rôtisserie de la reine Pedauque; Pelletan, 1911

Ib., Les Noces Corinthiennes; Pelleta, 1902

Ib., Vers les temps meilleurs; Pelletan, 1906

J.W. von Goethe,  Werther; Javal & Bourdeaux, 1928

Charles Guérin, Le Semeur de cendres; Ferroud, 1923

J.-K. Huysmans, A Rebours, Ferroud, 1920

Albert Juhelle, Prêtresse de Korydwen; Plange, 1903

Rudyard Kipling, Kim; Delagrave, 1936

Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses; Javal & Bourdeaux, 1928 (ill. en collaboration avec Ablet)

Leconte de Lisle, Les Enrinnyes; Soc. des amis du livre moderne, 1912

Alain René Lesage, Gil Blas; Hachette, 19??

J. Lombard, Agonie; Ollendorf, 1901

Ib., Byzance; Ollendorf, 1901

Pierre Loti,  Aziyadé; Calman-Lévy, 1937

Guy de Maupassant, Une Vie; Albin Michel, 19??

André Maurois; L’Empire français; Hachette, 1939

Prosper Mérimée, Le Vase Etrusque; (?), 1914-1920

Maurice Renard, La jeune fille du yacht; L’Illustration, 1930

Edmond Rostand, Les romanesques; Les deux Pierrots; La dernière nuit de Don Juan; Pierre Laffitte, 1939

Georges Rozet, Les opinions gourmandes de M. Jerome Coignard; Baudelot & Cie., 1937

Stendhal, L’Abesse de Castro; Ferroud, 1930.

Jules Verne,  Le tour du monde en 80 jours; Hachette, 1938

Lew. Wallace, Ben Hur; Delagrave, 1903.

En 1932 ilustró «Mémoires de Casanova» editado por  Javal & Bourdeaux obra dividida en doce volúmenes y con doscientas ilustraciones en color. Se imprimieron dos mil copias. A continuación se reproducen algunas de esa magníficas ilustraciones con el texto al que corresponden.

Nous nous tenions là tranquilles après le premier court combat, en nous regardant sans prononcer le mot, et sans penser à changer de position, lorsque la divine [donna] Lucrezia regardant à sa droite: - Tiens, me dit-elle, ne te l'ai je pas dit que nos Génies nous ont sous leur garde? […] Tu ne vois pas ce beau serpent qui, à dépouille flamboyante, et sa tête levée, semble nous adorer? […] Tiens, il s'en va. Vite, vite. Il veut nous dire en s'allant que des profanes vont arriver; et que nous devons aller chercher un autre gazon pour renouveler là nos plaisirs. Levons-nous donc. Arrange-toi. 1 - 236-237

Nous nous tenions là tranquilles après le premier court combat, en nous regardant sans prononcer le mot, et sans penser à changer de position, lorsque la divine [donna] Lucrezia regardant à sa droite:
– Tiens, me dit-elle, ne te l’ai je pas dit que nos Génies nous ont sous leur garde? […] Tu ne vois pas ce beau serpent qui, à dépouille flamboyante, et sa tête levée, semble nous adorer? […] Tiens, il s’en va. Vite, vite. Il veut nous dire en s’allant que des profanes vont arriver; et que nous devons aller chercher un autre gazon pour renouveler là nos plaisirs. Levons-nous donc. Arrange-toi.
1 – 236-237

A peine assise sur la hauteur d'appui, je me mets devant elle debout. […] Prenant avec une respectueuse douceur une de ses mains, je lui dis qu'elle m'avait embrasé. - Je vous adore, madame, et si vous ne me permettez pas d'espérer du retour, je suis décidé à vous éviter pour toujours. Prononcex ma sentence. - Je vous crois libertin et inconstant. - Je ne suis ni l'un, ni l'autre. Lui disant cela, je l'ai serrée contre mon sein, mettant sur ses lèvres un baiser d'amour qu'elle reçut sans avoir la bassesse de souffrir que je lui fisse la moindre violence. 1 - 263

A peine assise sur la hauteur d’appui, je me mets devant elle debout. […] Prenant avec une respectueuse douceur une de ses mains, je lui dis qu’elle m’avait embrasé.
– Je vous adore, madame, et si vous ne me permettez pas d’espérer du retour, je suis décidé à vous éviter pour toujours. Prononcex ma sentence.
– Je vous crois libertin et inconstant.
– Je ne suis ni l’un, ni l’autre.
Lui disant cela, je l’ai serrée contre mon sein, mettant sur ses lèvres un baiser d’amour qu’elle reçut sans avoir la bassesse de souffrir que je lui fisse la moindre violence.
1 – 263

- Passe-moi donc ma chemise. Elle est sur la petite table. - Où? - Là, au pied du lit. Je la prendrai moi-même. […] Elle incline à la fin sa tête, et je lui passe sa chemise; mais, tombant sur elle, je la serre entre mes bras […] Nos bouches se collent… 2 - 163-164

– Passe-moi donc ma chemise. Elle est sur la petite table.
– Où?
– Là, au pied du lit. Je la prendrai moi-même. […]
Elle incline à la fin sa tête, et je lui passe sa chemise; mais, tombant sur elle, je la serre entre mes bras […] Nos bouches se collent…
2 – 163-164

Je sors vite de mon lit […] Il faisait froid. Soit politesse ou timidité elle se retire; mais ne pouvant se retirer sans me faire place, il me semble d'être invité de la prendre […] Voilà Christine entre mes bras, et me voilà entre les siens; je vois sur son visage la surprise, l'innocence et le contentement. 2 - 246

Je sors vite de mon lit […] Il faisait froid. Soit politesse ou timidité elle se retire; mais ne pouvant se retirer sans me faire place, il me semble d’être invité de la prendre […] Voilà Christine entre mes bras, et me voilà entre les siens; je vois sur son visage la surprise, l’innocence et le contentement.
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(sigue)

Fuente: Webmagazine Cultureel Brabant

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